LIRE LE " TRIEL' UN FAUT PAS TOUT DIRE "...

Le 15 mars 2016

Avez-vous reçu le dernier « TRIEL’IN FAUT » PAS TOUT DIRE ?

Au-delà de cette boutade, les triellois peuvent constater que la municipalité en charge des affaires de la commune vient de diviser par deux le rythme de parution du TRIEL’infos dont l’intérêt était autrefois plébiscité. N° 134 pour Mai-Juin 2015, N°135 pour Septembre – Décembre 2015 et enfin, cette semaine, le N°136 couvre la période Janvier-Avril 2016 ! Pourquoi cette suppression d’un numéro  sur deux n’a-t-elle pas donné lieu à explication auprès des concitoyens ?

Les défenseurs de l’ordre établi vous diront que l’application Smartphone  et la Newsletter hebdomadaire compensent largement ce déficit d’information… Comme si tous les triellois, je pense aux moins « connectés », étaient accros aux  nouvelles technologies !

Donc, le nouveau TRIEL’infos (pas tout dire) est arrivé…en mairie depuis Lundi, mais peut-être pas dans votre boîte aux lettres,  ce qui n’est pas encore anormal…

Vous y découvrirez de bonnes nouvelles, comme la sortie de l’état de « carence » dans lequel la commune était classée, du fait du retard dans la réalisation des logements aidés. Cette carence et son amende conséquente avait été présentée comme étant la cause – entre autre – de l’augmentation des impôts locaux en 2015…On pourrait donc raisonnablement penser que sa suppression permettra d’éviter la même « manipulation » en 2016 ? Rien n’est moins certain, car dans son Edito, le maire n’hésite pas à remettre en perspective des baisses de dotations de l’Etat qui, pour 75 % des petites villes comme Triel-sur-Seine, n’ont pourtant pas justifié d’augmentation des impôts locaux ! Malheureusement pour vous, à Triel et dans quelques autres endroits, le choix fut différent !

Le maire vous prévient : « Nous aurons par ailleurs recours avec parcimonie à des augmentations d’impôts… » en se réfugiant derrière la décision du Département et  la suppression présumée de subventions que la municipalité – de toute façon - ne demandait pas ! (Nouvel espace tennistique par exemple…)

Autre - possible ? -  bonne nouvelle, le maire écrit : « A l’heure où j’écris ces lignes, la clôture de l’exercice 2015 est sur le point d’être finalisée. » Chacun sait que ces chiffres sont connus fin janvier. La forte diminution des dépenses réelles de fonctionnement n’est que le résultat de prévisions de dépenses « surévaluées » pour justifier l’augmentation des taux de taxes habitation et foncier bâti en 2015 ! Quant à la hausse des recettes de fonctionnement par rapport à la prévision budgétaire, elle procède de la même volonté : donner au lecteur – électeur de bonnes raisons « indiscutables » pour augmenter la pression fiscale et gérer la collectivité le plus confortablement possible ! Et l’autre variable d’ajustement réside dans l’augmentation des tarifs publics…ce n’est plus le contribuable qui paie, mais l’usager…et, c’est toujours le même !

Enfin, la troisième bonne nouvelle aux yeux de nos élus serait la décision du juge administratif de rejeter les trois recours en annulation qui avaient été formés contre le PLU.

Les triellois jugeront, certainement bien trop tard, de l’impact des nouvelles règles de ce PLU permettant la construction d’immeubles de cinq niveaux (rez-de-chaussée, trois étages, et combles) qui viendront s’insérer au mépris de tout respect architectural et environnemental dans le paysage urbain triellois…La couverture du dernier TRIEL’infos (pas tout dire) met en scène quatre opérations immobilières sans les nommer…chacun pourra certainement y reconnaître des opérations présentées – j’espère, mais j'en doute - aux riverains, en réunions publiques…

Autre effet : Rien ne s’oppose donc plus,  juridiquement,  à la vente par la municipalité du Parc Municipal, le seul espace public de détente en centre-ville qui subira donc le même sort que le skate-park de nos jeunes, c’est-à-dire la destruction…et la construction !

Concernant notre nouvelle Communauté Urbaine « Grand Paris Seine et Oise », il eut été intéressant de préciser les responsabilités confiées par cette nouvelle collectivité aux compétences tentaculaires ! S’ils n’en ont pas, alors comment justifier les indemnités – d’un montant mensuel identique à un RSA – pointées justement par la presse ? Quelle exemplarité ? Quelle moralité ?

Comment justifier la dépense de plus de 600.000 euros pour la CU.GPSO sur cette ligne de conseillers communautaires sans délégation ?

Quant à son efficacité, elle reste à démontrer, comme celle de son aînée  CA2RS ! Un exemple : malgré de multiples réactions, le candélabre démonté à l’angle des rues des Créneaux et du Montoir depuis plus de trois mois (c’est vrai) n’est toujours pas remplacé ! Un véritable trou noir à ce carrefour, sans réel intérêt de nos responsables locaux qui ne sont (plus) compétents…Heureusement, les jours rallongent…

Oublions les sujets qui fâchent et faisons un rêve… J’espère que le prochain Conseil Municipal sera l’occasion de diffuser le Compte Administratif 2015 et de constater ainsi la réalité de l’activité en 2015…permettant de stabiliser la pression fiscale en 2016 !

Enfin, si vous vouliez acquérir une maison du Groupe ARCADE, à 12 minutes du centre-bourg, en bénéficiant d’une réduction de 8000 euros, comme indiqué dans le pavé publicitaire, c’est ballot ! L’offre était valable jusqu’au…19 février 2016 ! La commune va-t-elle compenser les conséquences de la sortie tardive de ce TRIEL’infos (pas tout dire) ?

 

Sans rancune…et à bientôt !

PS : Si vous êtes intéressé par l’urbanisme à Triel, vous pourrez lire dans ma rubrique « PLU » le compte-rendu du jugement rendu le 22 janvier 2016 par le Tribunal Administratif de Versailles :

Ma requête en annulation est rejetée et ma condamnation au paiement de 3.000 euros de frais réclamée par le maire de la commune est également rejetée.