HALTE A LA HAUSSE DES IMPOTS...

DOLEANCES AU CONSEIL MUNICIPAL...

Samedi 28 février 2015

HALTE A LA HAUSSE DES IMPOTS

Tous les lecteurs attentifs du dernier Triel’infos de janvier dernier ont pu remarquer, au-delà de l’évolution de la maquette du bulletin d’information bimestriel de la commune, un édito du Maire extrêmement pessimiste sur l’avenir proche et notamment sur les effets de différentes mesures prises par l’Etat pour diminuer ses dépenses…et les reporter partiellement sur les collectivités territoriales.

S’il n’est pas question de réfuter tous les arguments avancés, car les diminutions de dotations seront effectives dans la durée, il convient néanmoins de relativiser l’impact que le Maire de Triel veut bien leur accorder. En effet, la description de la situation ne peut que faire peur ! Et le maire va jusqu’à additionner la baisse de la DGF sur les trois prochaines années pour mieux préparer les esprits, en traduisant cela par… 10 points de fiscalité supplémentaire !!! NON, la dotation globale de fonctionnement (DGF) diminuera pour les communes d’environ  2 % du total des recettes réelles en 2015 et cette baisse sera maintenue en 2016 et 2017. Et rappelons que 230.000 euros ne représenteront jamais que 3 points de fiscalité (3%) de l’ensemble des impôts locaux actuels !

De la même manière, le « surcoût » induit par la réforme des rythmes scolaires est évalué à 253.000 euros ! La participation de l’Etat de 50 euros par élève est-elle prise en compte ? Et les 253.000 euros ne financent-ils pas partiellement les accueils de loisirs ? Un point très précis sur ce sujet serait le bienvenu lors du Débat d’Orientations Budgétaires de début mars…

Par ailleurs, M. le Maire se plaint de l’augmentation de la contribution au Fonds de Péréquation des ressources Intercommunales et Communales (FPIC) qui atteindront 2% des ressources en 2016. La répartition a-t-elle été correctement établie au niveau de la Communauté d’Agglomération ?

Quant à la ponction liée à l’insuffisance de réalisation de logements sociaux, M. le Maire ne doit pas s’en étonner, puisque c’est le résultat de sa politique d’insuffisante diffusion dans le tissu urbain. Et souvenons-nous que les participations communales de surcharge foncière viennent en déduction des pénalités…Ce qui revient à ne payer aucune pénalité si l’on réalise suffisamment de logements sociaux avec droit de désignation communal.

Enfin, n’oublions pas que le Fonds Départemental de Péréquation de la Taxe Professionnelle ne faisait que combler partiellement l’insuffisance de TP ! La taxe professionnelle ayant été supprimée, il est compréhensible que la péréquation disparaisse aussi !

C’est donc sur les nouvelles bases d’évaluation, et donc sur la taxe d’habitation que la commune de Triel doit voir ses recettes réévaluées, dans le cadre des travaux de la Commission Locale d’Evaluation des Charges Transférées (CLECT).

L’argumentation du Maire tend à justifier une forte augmentation des impôts locaux, car, pour reprendre ses chiffres, ce serait 1,8 million qu’il faudrait trouver sur deux ans ! En tenant compte des extrapolations de baisses potentielles des dépenses – et il y a des marges réelles – c’est à une nouvelle hausse de l’ordre de 10 % que les triellois doivent s’attendre !!!

Une telle décision pourrait se justifier si le niveau de l’imposition locale était faible. Or, le poids de l’impôt est supérieur à Triel, par rapport aux communes voisines…

NON, M. le Maire, il n’est pas nécessaire d’augmenter les impôts, car votre HAUSSE DE 9 % EN 2009 vous a permis de constituer un excédent de fonctionnement cumulé de 4 millions d’euros !

Nombreux sont déjà les triellois qui ne supportent plus le niveau de pression et quittent la ville ! Est-ce là votre objectif ? J’en appelle au sens des responsabilités de l’ensemble des élus du Conseil Municipal pour changer de politique, réduire drastiquement les dépenses qui ont augmentées de 17% sur les 6 dernières années, quand les impôts bondissaient de 29 % et que la population gagnait…5 % !

Dans un contexte de hausse généralisée de la pression fiscale, ce sont les élus de terrain qui doivent apprécier au mieux l’équilibre entre la qualité des services rendus et leur coût. La hausse des impôts n’est pas une fatalité, mais souvent la solution de facilité.

SECURITE ET BON SENS

Depuis la triste série d’attentats du mois dernier et l’élévation du Plan VIGIPIRATE au niveau attentats, nous avons pu constater la disparition des poubelles urbaines, la suppression de nombreuses places de parking au droit des bâtiments publics. Il faut bien évidemment prendre toutes les précautions dans la situation actuelle, mais en évitant de transformer une mesure de sécurité en facteur d’incivilité. A Triel-sur-Seine, toutes les poubelles urbaines ont été supprimées, alors que dans la plupart des communes alentour, qui sont soumises aux mêmes exigences, elles ont été maintenues ou remplacées par des sacs transparents. Le résultat est une recrudescence de malpropreté dans notre ville.

De la même façon, l’application des dispositions du Plan Vigipirate stipule qu’elles doivent être adaptées par les collectivités en fonction de la sensibilité des sites. Nous n’avons pas à Triel de sites religieux qui nécessitent une protection particulière. Par ailleurs, les édifices « publics » peuvent être sécurisés non pas par la suppression pure et simple du stationnement au droit des bâtiments, mais par l’interdiction au stationnement des véhicules non autorisés. Cela permet notamment de « réserver » les places au personnel des services municipaux et aux enseignants des établissements scolaires.

Cette organisation est bien évidemment plus exigeante en termes de surveillance de la part de la Police Municipale, mais elle libère des emplacements indispensables pour la clientèle du  centre-ville et les parents des enfants scolarisés.

Quant à l’efficacité réelle des décisions prises sur le parking Jules Verne, que penser des places laissées « libres » au droit de l’ancien poste de police municipale, qui sont les plus proches de la chaufferie de la mairie…et que dire de la suppression totale des places dans la cour de la Maison des Associations et au droit du bâtiment Rue des Créneaux, décision qui reporte tout le stationnement dans la rue et aux alentours, générant de multiples conflits de voisinage et de vraies situations de dangers pour les piétons.

PROPRETE DE LA VILLE

Déjections canines, sacs OM et Poubelles supprimées : pitié pour l’image de la ville et la qualité de vie ! Vanter le cadre de vie dans une campagne de promotion « LA VILLE EST A VOUS », c’est bien, mais encore faut-il tenir la promesse…

Depuis plusieurs mois, on constate une recrudescence de la pollution par les déjections canines. Une campagne de sensibilisation et de verbalisation serait la bienvenue.

Concernant la collecte des déchets ménagers, des emballages recyclables et des encombrants, il serait très utile de rappeler les horaires de sortie des conteneurs et de tester le ramassage des encombrants à la demande, comme dans d’autres communes adhérentes du SIVATRU.

Par ailleurs, la conteneurisation des OM devrait être largement encouragée pour éviter les détériorations de sacs plastiques sur la voie publique.

Enfin, les nouvelles constructions collectives devraient être astreintes à la mise en place de bornes enterrées dans les zones les plus densifiées. Est-ce bien le cas pour l’opération du 95 rue Paul Doumer et ses 85 appartements ?

RADARS PEDAGOGIQUES

Les équipements positionnés à l’entrée sud Avenue de Poissy et rue de l’Hautil ne semblent plus opérationnels. C’est dommage, car ils sont au moins aussi utiles que les radars « verbalisateurs ». Détérioration, problème de maintenance ou abandon du fait de la mise en place généralisée de la vidéo-protection ?

 

Je remercie Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux qui voudront bien relayer ces préoccupations lors de la prochaine séance du C.M.

Je suggère également de solliciter l’avis du Comité des Sages sur l’augmentation des taux des taxes locales envisagée par M. le Maire.

Je remercie chacun de l’attention qu’il voudra bien porter à la présente.