DEVELOPPER LA CITOYENNETE !

REFLEXION TRES LIBRE !

Vendredi 28 mars 2014

Depuis plusieurs mois, nombreux sont les Triellois qui m’ont demandé si je « repartais » et ma réponse fut toujours la même : « En 2008, j’étais prêt à poursuivre notre programme, mais les instances politiques locales et donc les Triellois ont fait un autre choix. En 2014, c’est trop tard. »

Je pense en effet qu’il n’est pas raisonnable de s’engager à 71 ans, pour finir, comme un lecteur de Tintin épuisé, à 77 ans…Place aux jeunes !

J’ai cependant décidé de rester présent et, comme je l’ai toujours voulu, LIBRE DE TOUTE INFLUENCE POLITIQUE OU PARTISANE ; je resterai donc un CITOYEN engagé, amoureux de son lieu de vie et j’espère fier des actions qui y seront menées.

Etre citoyen, c’est aussi donner son avis sur la vie de la Cité et au sens large sur les politiques menées au sein de l’agglomération.

A la veille du 2ème tour des élections municipales, j’invite tous les Triellois à utiliser ce droit tellement démocratique : VOTER !

Dimanche dernier, plus de quatre électeurs sur dix ont décidé de ne pas s’exprimer ! Quel désamour ! Et comment faire pour renverser cette tendance lourde ?

IMPLIQUER, DES LE DEBUT DE LA VIE SOCIALE, A L’ECOLE, LES ENFANTS DANS LA VIE CIVIQUE

Nous avons en 2001 créé le premier Conseil Municipal Junior et étions heureux, à juste titre, des actions menées à partir de ses réflexions et propositions. Ce Conseil a perduré et, à mon avis, son implication dans la vie quotidienne devrait être encore développée. En outre, sa composition ne doit pas être restreinte à l’école élémentaire. Les collégiens sont aussi des jeunes à écouter.

INCITER LES ADOLESCENTS A S’ENGAGER DANS DES MISSIONS D’INTERET GENERAL

Préoccupés par leur réussite scolaire et leur avenir, les jeunes ont besoin de se sentir reconnus et la commune porte une grande responsabilité, partagée avec les familles : celle de leur permettre de s’épanouir dans un cadre agréable, adapté à leur époque, mais aussi d’exercer leurs premières responsabilités, de monter des projets, de prendre leur place dans la société.

AIDER LES JEUNES ADULTES A ENTRER DU BON PIED DANS LA VIE ACTIVE

La Ville de Triel-sur-Seine a été l’une des premières, en 1995, à se doter d’un Bureau Municipal de l’Emploi. Cet accompagnement, devenu depuis compétence communautaire, a été pérennisé avec la transformation en Relais Emploi Conseil (REC). Au-delà des services nationaux, MISSION LOCALE et POLE EMPLOI, c’est le service de proximité qui doit fédérer toutes les actions de soutien.

ECOUTER, COMPRENDRE ET REPONDRE AUX ASPIRATIONS ET AUX BESOINS DES FAMILLES

Les Triellois vivent dans un environnement privilégié et ils le savent. Ils veulent donc protéger leur cadre et leurs conditions de vie. Le sujet est vaste et les réponses multiples. Mais les préoccupations les plus importantes passent par le logement et la garde des enfants. Mener une action volontariste contre les logements « insalubres », combattre les opérations immobilières douteuses de division de propriété en multiples appartements, réhabiliter des immeubles dégradés en résidences de logements aidés, élargir les horaires d’accueil des enfants, augmenter les places de crèche…

VEILLER A DIMINUER LA PRESSION FISCALE LOCALE ET REPARTIR EQUITABLEMENT LA CHARGE DES INVESTISSEMENTS DANS LA DUREE

Augmenter les dépenses de fonctionnement pour satisfaire des  besoins nouveaux ne peut s’envisager que si les recettes augmentent. Financer les dépenses d’investissement par l’emprunt est indispensable pour répartir la charge sur tous ceux qui bénéficieront de l’équipement dans le temps. C’est au prix d’un endettement bien maîtrisé que la fiscalité peut être modérée.

DONNER LA PAROLE A TOUS LES HABITANTS SUR LES GRANDS CHOIX D’EVOLUTION DE LA CITE

Il faut trouver les moyens de permettre à tous les citoyens de s’exprimer sur les orientations prises par la municipalité, et pas seulement tous les six ans. La consultation locale n’est pas un outil fiable, car la majorité qui s’exprime est constituée de la masse des opposants, les autres étant persuadés que le projet, acceptable à leurs yeux, n’exige pas leur implication. C’est certainement par le biais du questionnaire détachable du Triel’Infos que les résultats peuvent être les plus « fiables » et peut-être aussi par l’utilisation « verrouillée » d’internet. Quoi qu’il en soit, l’invitation des habitants à une réunion publique d’information reste un exercice incontournable, ne serait-ce que pour l’exigence que cela impose dans la préparation de la rencontre et dans la crédibilité des réponses.

DONNER LE DROIT DE VOTE AUX ELECTIONS LOCALES A TOUS LES HABITANTS ET CONTRIBUABLES

Ce sujet est semble-t-il très « politique » puisque évoqué par les uns et les autres et non appliqué. Je pense que tous les Triellois de nationalité étrangère, non européens, qui vivent avec nous, chez nous et paient, selon leurs ressources et leur patrimoine, leurs impôts, devraient pouvoir s’exprimer et ainsi donner l’exemple à leurs enfants, qui eux sont français, de parents « intégrés » et responsables. Cette exclusion du débat démocratique local me paraît d’un autre âge.

NE PAS DESESPERER DE LA POLITIQUE, DONC DE LA REFLEXION, DE L’ACTION ET DE L’EVALUATION

Ce qui manque le plus à nos sociétés, c’est la culture de l’évaluation. Mesurer, comparer, constater, sont toujours des postures contraignantes et souvent impitoyables. Mon expérience de gestion municipale m’a conforté dans l’application de ces principes qui sont très partagés en entreprise et sont moins évidentes dans le service public. Et pourtant, que de satisfactions ressenties par les équipes, motivées, fières de leurs résultats, nouvelles adeptes du « contrat de progrès ».

FAVORISER LA PARTICIPATION DE LA SOCIETE CIVILE DANS L’ELABORATION DES PROJETS

Les élections locales constituent une formidable occasion de contact avec tous les candidats et peuvent alimenter le réservoir des personnes intéressées et compétentes pour traiter des sujets conflictuels ou d’avenir. Je pense que la nouvelle municipalité trouvera grand  intérêt à y puiser les futurs membres des commissions extra-municipales qui devront « travailler » sur des sujets difficiles qui touchent au développement durable, à la distribution et au prix de l’eau, à l’assainissement non collectif, au plan de de circulation, aux modes de stationnement, etc.

DEFENDRE UNE POLITIQUE CULTURELLE DIVERSIFIEE, EN PARTAGE AVEC LE TISSU ASSOCIATIF

La culture est un bien commun qui doit être accessible à tous. La diversité de sa programmation et son organisation doivent satisfaire toutes les sensibilités. C’est donc avec les acteurs culturels locaux et extérieurs qu’il convient de bâtir les programmes, dans les limites d’un budget raisonnable, avec l’utilisation préférentielle de toutes les actions nationales, régionales ou départementales à forte visibilité, et aussi et surtout avec la mise en valeur du tissu associatif et bénévole.

Alors, comme vous pouvez le lire sur les affiches « Mairie » placardées depuis quelques semaines dans Triel-sur-Seine :

LA VILLE EST A VOUS

C’est cela aussi, la démocratie, et dimanche prochain 30 mars 2014, n’abandonnez pas votre ville :

ALLEZ VOTER !

A suivre…