QUINZE ANS D'EFFORTS ET DE PEINE !

LA GENESE DU COMMISSARIAT DE SECTEUR

La lecture des quelques documents édités par les différentes équipes candidates à l’élection municipale prochaine indique une réelle méconnaissance du dossier.

Il faut se souvenir que la demande pressante de création d’un commissariat s’appuie sur un constat de hausse de la délinquance à la fin des années 1990. C’est en 1998 que les élus des trois communes du Canton de Triel manifestaient sous les fenêtres de la Préfecture des Yvelines, à Versailles afin d’obtenir l’ouverture de discussions avec les représentants de l’Etat et donc de la Police, par l’intermédiaire du SGAP, Secrétariat Général d’Administration de la Police.

Dès 2000, le principe d’un syndicat intercommunal à vocation unique pour la construction du commissariat de police fut décidé, avec comme stratégie d’assumer la maîtrise d’ouvrage de cet équipement public de sécurité, au lieu et place de l’Etat, dont le budget ne permettait pas de financer cet investissement; Il était plus aisé de lui louer le commissariat terminé.

En mars 2001 et pendant 7 ans, la présidence de ce syndicat m’était confiée. Appuyé sans réserve par mes collègues de Verneuil et Vernouillet, nous avons bataillé et obtenu en 2004, du Ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas SARKOZY, la création d’une circonscription de police autonome pour le secteur du Canton de Triel-sur-Seine, avec élargissement à Vaux-sur-Seine. Cette initiative de l’administration n’était pas partagée par le Maire de Vaux, qui, non sans raison, demanda son maintien dans la zone d’intervention du Commissariat des Mureaux.

LE CHOIX DE L’IMPLANTATION

L’objectif partagé de nos trois communes était de positionner le nouveau commissariat au centre de la zone à couvrir, sur une voie de circulation permettant une grande rapidité d’intervention. Le choix s’est rapidement porté sur le terrain appartenant au Conseil Régional, acquis dans le cadre de la réalisation de la Base de Loisirs. Nous avons obtenu la mise à disposition gratuite de ce terrain. Après avoir reçu l’assurance de la mise à disposition des effectifs à la livraison de l’équipement, nous avons approfondi l’étude des modalités financières qui devaient déboucher sur une convention de location avec loyer prédéterminé. Le choix de l’implantation sur la commune de Vernouillet ne procède donc pas d’une absence de volonté de la part de notre commune, mais au contraire d’un choix assumé.

UN PROJET MAINTENU MAIS REDUIT

Pendant notre mandat, de 2001 à 2008, les critères et ratios retenus en matière d’effectifs portaient le nombre de fonctionnaires à environ 60, contre la vingtaine de personnes qui constituaient l’équipe du poste de police de Vernouillet, placé sous l’autorité du Commissariat de Poissy. Le nouveau commissariat devait donc pouvoir accueillir dans les meilleures conditions trois fois plus de personnel. Le cahier des charges du SGAP exigeait une surface d’environ 1.200 m2 et nous avions fixé les objectifs environnementaux à un niveau qualitatif élevé. En janvier 2008, le concours de maîtrise d’œuvre était lancé.

Devenu minoritaire en mars 2008, volontairement exclu par la nouvelle équipe de ce dossier extrêmement important, je n’ai pu que constater  l’absence de résultats tangibles pendant de longues années. Au fil du temps et des réunions de Conseil Municipal, les informations étaient de plus en plus pessimistes, les contacts –pourtant indispensables- avec le SGAP, soi-disant impossibles !

Ensuite, les réductions d’effectifs imposés aux fonctionnaires, les rapprochements Police/Gendarmerie, les suppressions d’équipes de proximité, toutes ces évolutions ont conduit l’administration à redimensionner le projet en le ramenant à la hauteur de l’effectif déjà en poste. C’est donc sur cette nouvelle base que le projet a été menée par le cabinet PBO, architecte triellois, que nous avions mandaté initialement comme assistant à maîtrise d’ouvrage et qui est devenu maître d’œuvre, responsable de la conception du bâtiment aujourd’hui en cours de construction. 

IMPACT FINANCIER POUR LES COMMUNES

A l’origine, nous devions financer par emprunt la partie non subventionnée de la construction, puis régler les remboursements du crédit grâce aux loyers payés par l’Etat. Aujourd’hui, le financement semble être pris en charge par l’Etat, après la prise en charge des deux tiers du coût par la Région IDF. Quel sera le coût final pour les contribuables du Canton ?

 Avec un retard de quatre ans, le nouveau commissariat de secteur, tant attendu, permettra d’améliorer l’accueil des habitants et les conditions de travail du personnel. Les uns et les autres ont fait preuve de beaucoup de patience. Ne boudons pas notre plaisir : elle sera bientôt récompensée.

VIDEO-PROTECTION

Nous avions été précurseurs, en 2003, avec la mise en place des premières caméras sur les deux parkings relais, René Pion et la Gare. Avec l’évolution des incivilités et pour combattre le sentiment d’insécurité, la mise en place de caméras – au nombre de 25 – peut se révéler bénéfique, bénéficiant de l’aide de l’Etat, avec un subventionnement à 50 %. On peut toutefois se demander légitimement s’il fallait aller si loin…

RENFORCEMENT DE LA

POLICE MUNICIPALE

Je lis, non sans étonnement, que le Maire aurait « choisi de renforcer les effectifs de la police municipale » en recrutant un cinquième policier ! Mais où était-il donc passé, puisque nous avions créé le poste pendant le mandat précédent !

Il est vrai que de nombreux changements avaient marqué ce service et qu’il avait pu être en sous-effectif, situation difficile dans un contexte de recrudescence de cambriolages, vraisemblablement  favorisé par une présence insuffisante sur le terrain. Mais ne nous trompons pas : ce n’est pas en diffusant un message « Attention, cambriolages en cours » sur le panneau lumineux que les monte-en-l’air prennent peur et changent de secteur !

On ne peut également qu’être surpris de l’annonce d’une convention signée avec la police nationale ! C’est le cas depuis près de 20 ans ! C’est vraiment prendre le lecteur pour un naïf…ou un amnésique ! Que l’on dise que la convention était à relancer, oui sans doute, surtout si l’on veut se targuer de sincérité !

 

Voilà ce qu'il me paraissait indispensable de rappeler,

en matière de sécurité, dans le seul souci de la vérité.